(FR) Articles 2018

Du faire à l’être

Tout se déroulait à merveille. Je me sentais équilibrée, ancrée sur mon chemin et j’éprouvais beaucoup de gratitude pour les merveilleux moments que la vie m’avait offerts cette année, envers toutes les belles personnes qu’il m’avait été possible de rencontrer et tout ce que l’année prochaine me réservait.

Toute tension, toute anxiété, s’étaient évaporées. Mon cœur me parlait de plus en plus clairement et les derniers mois, j’avais appris à l’écouter attentivement.

De merveilleux échanges avaient eu lieu avec des personnes qui étaient sur le même chemin, on m’avait fait part d’encouragements et de compliments concernant mes projets, j’avais de plus en plus confiance en la vie.

Mais malgré mes efforts, je n’avais apparemment pas été aussi attentive qu’il aurait fallu et la vie me mettait à nouveau à l’épreuve.

Noël approche à grands pas, la fin de l’année n’est plus très loin. C’est surtout durant cette période que la plupart d’entre nous adorent passer des moments en famille et avec les amis.

Sans réellement m’en apercevoir, mon agenda s’était rempli et j’étais surprise de constater que les prochaines semaines étaient à nouveau pleines à craquer.

Que ce soient les fêtes de famille, le souper de fin d’année de l’entreprise, le passage obligé sur différents marchés de Noël, des moments avec mes amis, sans parler de mes soirées consacrées à l’écriture et au yoga.

Mais sincèrement, je me sentais totalement en phase avec moi-même et j’étais impatiente de profiter de ces formidables moments avec mes proches.

Ce petit „stop“ à peine audible que m’avait soufflé ma voix intérieure, ben je l’avais ignoré telle une experte.

De vieux schémas, que je pensais avoir surmontés , s’étaient lentement mais sûrement réinstallés dans ma vie.

Nous tombons malade lorsque nos actions ne sont plus en adéquation avec nos aspirations profondes.

Comme chaque matin, je me réveillais pour partir au boulot mais dès la sonnerie du réveil, je sentais que quelque chose n’allait pas. Ma tête bourdonnait, j’avais mal partout, je me sentais faible et j’avais beaucoup de mal à respirer.

J’étais vraisemblablement victime d’un gros refroidissement.

Ma révolte ne servait strictement à rien. Il fallait que je me rende à l’évidence qu’il valait sans doute mieux que je reste à la maison quelques jours. La vie avait apparemment d’autres plans pour moi.

Je prévenais le boulot et annulais à contrecœur tout ce que j’avais prévu pour le weekend. J’éprouvais, difficile à croire, de la culpabilité ?

Est-ce que la vie avait décidé de m’inviter à une petite retraite personnalisée?

Quand je ne dormais pas d’épuisement, mes pensées tournaient en rond sans cesse. „Pourquoi moi? Pourquoi maintenant? Qu’est-ce que j’ai fait? Qu’est-ce que la vie a encore à me dire?“

Ces interrogations pleines de reproches étaient heureusement rapidement remplacées par des pensées plus douces. „De quoi ton corps a besoin ? Que demande ton âme? Quel était le declencheur de ta maladie ? Quand est-ce que tu n’as pas agi en adéquation avec tes valeurs?“.

Lorsque la vie nous force à une quasi immobilité et que rien à l’extérieur ne peut encore nous distraire, alors il nous est possible de nous rendre compte de pas mal de choses.

Par exemple, les moments durant lesquels nous n’avons pas agi en adéquation avec nos aspirations profondes. Quel conflit nous a blessé bien plus que nous voulions l’admettre et quels mots et quelles actions nous ont particulièrement touchés, que ce soit les nôtres ou ceux d’autrui.

Nous constatons que les choses qui nous paraissaient normales dans le passé sont dorénavant devenues inacceptables. Que les moments durant lesquels nous avions l’habitude de nous taire ou de changer de sujet, provoquent maintenant une petite révolution en nous.

Et peu importe, l’amour et la compassion que nous pourrons éprouver, il y aura éventuellement ce court instant, cette légère blessure qui provoquera le déchirement de notre âme.

Suite à cela, elle nous invitera à y regarder d’un peu plus près mais la voix de notre mental résonne décidément beaucoup plus fort dans notre tête. Et pourquoi est-ce que nous devrions nous tracasser si tous les évènements qui nous attendent nous remplissent de joie et qu’en plus de ça nous sommes en excellente santé ?

C’est seulement maintenant avec le recul, que je me rends compte que j’ai ignoré ces petites déchirures et que j’avais ainsi inconsciemment ouvert la porte à la maladie.

Nous pouvons essayer pendant un petit temps, mais les maladies sont la meilleure preuve, quand il est temps d’y regarder un plus en profondeur.

Ces derniers jours, je suis passée par divers états d’esprit. De la résistance à l’acceptation, de la solitude à l’unité, du doute à la prise de conscience.

Aujourd’hui, je vais beaucoup mieux et j’éprouve clairement de la gratitude car la vie m’a fait un précieux cadeau.

On m’a donné l’opportunité de me recentrer, de laisser mon corps et mon esprit se reposer, de revoir à la baisse les exigences envers moi-même mais surtout d’avoir l’importantes prises de conscience et de décisions.

Ainsi, il nous est possible de nous rendre compte avec certitude que nous nous étions légèrement égarés et qu’il est dès à présent possible de réorienter notre focus et de nous repositionner.

Car finalement, et il est important d’en prendre conscience régulièrement, que la vie nous offre inlassablement l’opportunité de décider qui nous voulons réellement être et quel chemin nous voulons prendre afin de vivre la meilleure version de nous-mêmes.

Love, Christine ❤

Ego VS Higher Self

Est-ce que cela vous arrive aussi parfois? Vous vous réjouissez depuis des jours de ce prochain évènement, l’attendez impatiemment et finalement tout se déroule autrement que prévu.

Depuis longtemps, j’ai voulu réaliser un projet qui me tenait à coeur et organiser une balade méditative dans ma région. J’étais enfin décidée à concrétiser cette vision.

Voila qui était fait ! L’évènement était créé. Il y avait plusieurs intéressés et je me réjouissais d’avoir donné vie à cette idée.

Mon intention était de vivre un moment en silence avec d’autres personnes et ainsi partager les bienfaits de la méditation et de la pleine conscience. J’avais suivi cet appel et étais persuadée de mon chemin.

Le jour J approchait à grands pas mais avec lui aussi le changement de météo. Les premières annulations affluaient.

J’étais plutôt zen au premier désistement. 1…puis 2 et ainsi de suite. Mon attitude tranquille fut remplacée par une boule au ventre, j’étais énervée. „Comment peut-on me faire une chose pareille ? C’est quoi ces excuses bidons ?! On peut compter sur personne! Qu’ils me laissent tomber comme ca!“.

Mon égo s’emballait et voulait que je lui accorde toute mon attention. Des doutes commençaient également à me hanter. „Quelle mauvaise idée ! Comment pouvais-tu espérer une seconde que cela marche ?! De toute façon tu te retrouveras seule!“.

C’est assez passionnant quand nous commençons à observer cette petite voix attentivement et que nous nous rendons compte des conneries qu’elle peut déblatérer.

Par tous les moyens, notre égo essaie de nous faire ressentir de l’injustice et de nous convaincre que ce monde est un endroit incertain et méchant. Afin de pouvoir exister, il doit créer de la séparation. Cela est son unique but.

Grâce à cette prise de conscience, deux possibilités s’offrent à nous, c’est-à-dire emprunter un des chemins suivants.

Soit le chemin facile (celui de l’égo) ou le chemin inspirant (celui de notre Higher Self = notre soi).

Si tu préfères le chemin facile, il suffira de t’installer confortablement et de t’apitoyer tranquillement sur ton sort. Laisse-toi envahir par le sentiment d’injustice et avec un peu d’entrainement, il te sera de plus en plus facile d’incarner le rôle de victime.

Ou,…fais un nouveau choix! Prends tes responsabilités et emprunte le chemin de ton Higher Self.

Les 3 points suivants te montrent, comment sortir du „mode égo“, retrouver tout ton potentiel et ainsi faire briller ton Higher Self.

1. Essaie de prendre conscience de cette voix qui erre sans cesse dans ta tête

Avant de pouvoir changer quoi que ce soit dans notre vie, il est d’abord nécessaire de nous rendre compte de ce qu’il y a à changer. La plupart des personnes ne sont pas conscientes du fait que leur égo les dirige à chaque fois en pilote automatique tout droit contre un mur.

Ils s’identifient totalement à leur égo et ne prennent pas conscience des possibles échappatoires.

La prochaine fois que tu ressens de la colère, de la peur, des doutes ou que tu es envahi par un sentiment d’injustice, essaie de faire un petit break et pose toi la question suivante : „Quelle est la partie de moi qui parle à l’instant?“. Cette simple question est le point de départ de la dissolution de l’égo.

2. Remet en question ta perception

Demande toi, si ce que la voix est entrain de te dire correspond à la réalité ou s’il existe éventuellement la possibilité d’observer la situation d’un autre point de vue.

Souvent, notre égo nous met des œillères et nous ne sommes plus réceptifs aux conclusions logiques et explications plausibles.

Lorsque nous arrêtons de croire tout ce que nous pensons, nous nous rendons compte que la terre n’est peut être pas aussi injuste que notre égo essaie de nous faire croire sans cesse.

3. Réveille l’abondance qui sommeille en toi

Prends conscience que la situation est sans aucun doute exactement comme elle doit être pour l’instant et qu’il est primordial que tu fasses exactement cette expérience pour pouvoir grandir au niveau spirituel et émotionnel.

Transforme la situation, du manque à l’abondance, en éprouvant de l’amour, de la compassion et de l’acceptation pour la situation et pour ton entourage.

Laisse ainsi briller ton Higher Self et retrouve tout ton fabuleux potentiel. ❤

Finalement, nous étions à trois lors de la balade. J’ai trouvé ce moment merveilleux et très inspirant. Cela est devenu un souvenir précieux pour moi et les deux participantes. De très belles conversations ont eu lieu par après.

Des conversations qui m’ont entre autres poussée à enfin concrétiser un rêve pour 2019.

Tu as toujours le choix.
Ego ou Higher Self ?
Que choisis tu ? 🙂

Love, Christine ❤

Suivre ta vérité

Fais-tu partie de ces personnes qui ne disent pas toujours entièrement ce qui leur passe par la tête ou ce qui laisse battre leur cœur plus fort ? Cela a été mon cas très longtemps.

De peur de devenir victime de railleries et de moqueries, d’être reluqué de travers ou d’être tout bonnement exclu, nous dissimulons ce que nous voulons et qui nous sommes réellement.

Avant même de me préoccuper de mon développement personnel, j’avais toujours l’impression de ne pas être réellement à ma place et que ma façon d’agir et de m’exprimer, n’intéresseraient pas grand monde.

Chaque regard fuyant, chaque sourire précoce provoquaient en moi de l’incertitude et un certain malaise. La confiance en mes capacités, mes valeurs et en moi-même n’étaient pas du tout stables.

Et puis quelles valeurs? Il m’avait été impossible de définir quoi que ce soit comme valeurs durant toutes ces années. J’étais obligée de m’en tenir aux valeurs des personnes de mon entourage et de les adopter. Je recopiais chez les autres ce que j’étais censée éprouver au plus profond de moi.

Je ne parlais pas de ce que j’entreprenais, des bouquins que je lisais, des séminaires et les retraites que je suivais ou quelles expériences je vivais grâce au yoga et à la méditation.

Que ce soit au travail, en famille ou avec des connaissances. Je ne supportais pas regarder dans les yeux d’une personne et savoir pertinemment que ce que je venais de dire n’avait aucun sens pour elle. Mes visions, je les confiais seulement à quelques amis proches.

Finalement, le voile qui avait si longtemps assombri ma vue, tomba enfin. Je savais qu’il était temps de vivre pleinement, d’exprimer ma vérité et de révéler ce qui brulait au plus profond de moi.

Ces transformations n’ont pas eu lieu du jour au lendemain. Il s’agissait d’un véritable processus. Peu à peu, il est possible d’étendre notre zone de confort, lorsque nous nous décidons d’entreprendre ce pas.

Maintenant, des mois après, j’exprime enfin ce qui me tient réellement à cœur et affirme les projets et les visions qui le font rebondir.

La vérité est, peu importe ce que tu diras, quels projets tu voudras faire naître et quels rêves tu souhaiteras concrétiser, il y aura toujours des personnes qui ne te soutiendront pas et où tu devras faire face à une incompréhension totale.

Elles essayeront de t’en dissuader, de tirer tes rêves vers le bas, ou de te faire douter de ta perception et de tes valeurs.

Cela se passe généralement inconsciemment. Elles se rendent compte que tu as changé et craignent que tu prennes peut-être tes distances.

Elles ne veulent pas te perdre, ont peur de l’inconnu et appréhendent ce qu’elles ne comprennent pas. Elles souhaitent que tu redeviennes comme avant, que tu entres à nouveau dans le moule et assures ainsi leur propre zone de confort.

Quand quelqu’un de notre entourage commence à changer, cela peut aussi être perçu comme une sorte de secouement désagréable. Celui qui nous pousse à y regarder de plus près, les moments dans lesquels nous n’avons pas exprimer notre vérité et quels rêves et visions ont été refoulés.

C’est exactement pour cela que ces personnes te jugent et te condamnent. Lorsque tu commences à agir de façon différente et vivre ta vérité, tu provoques en elles de l’angoisse et de l’inconfort.

Cependant, il est impératif de prendre une décision, de courir le risque et de nous rendre compte, que nous devrons toujours faire face à la critique peu importe le comportement que nous adopterons.

Quand nous réprimons ce que notre cœur tente de nous dire, ce sommes nous qui devenons victime de ces angoisses, de ce malaise. Cela peut durer toute une vie, si nous n’entreprenons rien afin de sortir de cette paralysie.

J’ai eu l’opportunité de vivre et d’apprendre ces derniers mois, que dès que nous commençons à suivre et vivre pleinement notre vérité intérieure, soudain des personnes qui brulent pour les mêmes choses que nous, apparaissent dans notre vie.

Sans même devoir intervenir, elles se manifestent et nous prouvent que nous sommes sur le bon chemin. Elles nous remercient du fond du cœur d’avoir enfin décidé de suivre nos visions et nous incitent à continuer et d’oser le prochain pas.

Nous allumons cette étincelle en eux, nous les touchons au plus profond et nous les inspirons.

Dès que tu décides de laisser briller ta lumière intérieure et de ne plus la dissimuler, tu donneras ainsi l’occasion à ces personnes de se rappeler leur propre étincelle.

Et si tu as lu ce texte jusqu’ici, alors je sais que toi aussi tu te rappelles de cette lumière. Et crois moi, son unique souhait est que tu la fasses enfin briller.

Love, Christine ❤

Le lâcher prise

Me balader dans la nature fait définitivement partie de mes activités favorites. Surtout quand le stress quotidien semble nous rattraper et quand nous ne savons plus distinguer le vrai du faux, elle réussi à nous calmer et nous ramener doucement vers l’essentiel.

Plus particulièrement en automne, il suffit de l’observer patiemment pour en apprendre tellement sur la vie. Les feuilles qui s’illuminaient il y a quelques semaines encore d’un vert intense, se détachent maintenant doucement de leurs branches. Sans aucune résistance, elles lâchent prise et se laissent emporter par le vent, pour atterrir gracieusement sur terre. Elles ne souffrent pas. Elles ne résistent pas. Elles se rassemblent et prennent part au cycle éternel de la vie.

Il faut avouer, que contrairement à ces belles feuilles d’automne se laissant emporter paisiblement par le vent, notre vie ne se poursuit pas toujours de la même façon.

J’étais longtemps une championne dans le fait de résister, de tout vouloir contrôler et ne surtout pas lâcher prise. Je pensais que si je fournissais seulement assez d’efforts, je pourrais avoir le contrôle sur toute ma vie et prédire chaque situation.

Je ne voulais jamais commettre d’erreur, me comporter de façon parfaite, pour que personne ne puisse constater ce qui se trouvait réellement derrière cette façade que je désirais sans défauts.

Le problème était, que toute mon énergie devait être mobilisée afin de pourvoir arpenter la vie de cette manière. Et il s’agissait de beaucoup d’énergie. Il n’en restait pas assez pour accorder de l’attention au chemin que voulait entreprendre mon âme ou de prendre connaissance de ses souhaits.

Parfois, il est temps de prendre une décision. Soit l’un ou l’autre. Par amour pour notre âme, prendre une profonde inspiration et lâcher prise.

Il m’était toujours difficile de lâcher prise. Même dans des situations sans espoir ou qui ne me rendaient vraisemblablement pas heureuse. Car même si ces circonstances me consumaient doucement de l’intérieur, il s’agissait des seules que je connaissais.

Mon corps entier et mon cerveau étaient conditionnés et s’étaient adaptés pendant plusieurs années. N’importe quel changement, aussi petit soit il, leur faisait peur et c’est ainsi qu’ils se satisfaisaient de peu, tant qu’ils restaient dans leur cocon en sécurité.

Est-ce que tu te poses parfois la question ce que ton interlocuteur est en train de penser ou comment une situation se serait déroulée si tu avais agi ou parlé d’une autre manière ? Je me surprends encore souvent à me poser ce genre de questions. Il est alors difficile de me sortir de mes rêveries et de revenir au moment présent.

Ce n’est qu’en lâchant prise, que nous avons les deux mains libres.

La vérité est que, tant que nous nous accrochons à une personne ou à une situation, il nous est impossible d’être réceptif pour de nouvelles expériences et d’accueillir l’abondance dans notre vie.

Tant que nous nous posons inlassablement la question ce qu’une autre personne pourrait penser ou que nous voulons absolument savoir comment une situation pourrait se dérouler, nous consumons notre précieuse énergie.

Nous savons tous, qu’elle n’est pas inépuisable. C’est pour cela qu’il est primordial de savoir vers quoi nous voulons la diriger.

Nous nous libérons d’un poids énorme, quand nous décidons d’avoir confiance et de prendre part au cycle éternel.

Je lâche prise et laisse entrer l’amour et l’abondance dans ma vie.

Cette citation est devenue un réel mantra pour moi. Il ouvre notre cœur et calme notre mental. Relis-le encore une fois. 🙂

Je n’essaie plus de vouloir tout comprendre. Mon âme en sait définitivement davantage que mon mental et mon égo.

Le moment le plus sombre de la nuit est celui, juste avant le lever du soleil.

Si tu te trouves actuellement dans une situation qui te semble sans issue, si tu n’as plus d’énergie et que tu es souvent au bord des larmes parce que tu ne sais pas de quelle manière continuer, si tu te demandes quel rôle aura la personne qui vient d’apparaître dans ta vie, accepte le fait de ne pas savoir, ne résiste pas face au changement, fais confiance à ton âme.

L’univers est entrain de se réajuster afin de laisser le soleil briller pour toi.

Love, Christine ❤

La voie du silence

Quand étais-tu la dernière fois totalement seul et entouré de silence? Idée terrifiante ? Pour moi, ça l’était pendant longtemps.

La première chose que je faisais quand je rentrais à la maison après le travail, est d’allumer la télévision. Je voulais entendre quelque chose. N’importe quel bruit de fond.

Au fil des années, cela s’est transformé en automatisme et puis en véritable addiction, sans que je ne m’en rende compte.

Même quand je recevais des invités, cela me rendait mal à l’aise de n’allumer ni la radio ni la télévision.

Dès que le silence s’installait durant les conversations, il me devenait insupportable. Le silence ne restait jamais en arrière-plan. Il préférait se faufiler en avant et devenir de plus en plus présent. Il me rendait nerveuse. Pourquoi devrais-je endurer ce malaise ? Pour avoir la « paix », je m’empressais donc d’allumer quelque chose et de combler ce vide.

Lorsqu’une personne se trouvait en face de moi, j’étais continuellement aux aguets pour ne laisser aucune place au silence. J’étais persuadée que celui-ci était contre moi et que son seul but était d’instaurer ce mauvais sentiment d’angoisse et de doute.

Longtemps, les dimanches étaient l’horreur totale pour moi. Ainsi, quand rien n’était prévu dans la famille ou avec mes amis, que toutes sortes de séries étaient visionnées de haut en bas, lorsque les réseaux sociaux se retrouvaient analysés de fond en comble et que plus aucune activité me rendait heureuse, je tombais dans un véritable gouffre. J’étais assise là, regardant par la fenêtre en espérant que la journée passe le plus rapidement possible.

Ce que le silence me racontait ? En fait, quand je lui permettais de me parler, il me posait toujours la même question : « Comment vas-tu ? ».

C’est justement cette question qui était pour moi si écrasante et insupportable. Car oui, j’étais en bonne santé, j’avais un toit au dessus de la tête, une famille et des amis formidables, grâce à mon travail je n’avais pas à me tracasser financièrement, mais au fond de moi, je ne me sentais pas bien et j’étais souvent malheureuse.

J’avais adopté la technique parfaite pour ne laisser aucune place à ce sentiment. De nos jours, grâce aux innombrables stimuli externes, en le zappant, littéralement.

Mais la vérité est, et nous le savons tous secrètement, qu’en choisissant cette technique rien ne s’améliore. Au contraire, cela s’aggrave de semaine en semaine et d’année en année. La façade construite scrupuleusement commence à s’effondrer. Le silence devient de plus en plus bruyant et écrasant. Il veut que nous prenions enfin conscience de nos blessures refoulées.

Je ne comprenais pas ce que le silence voulait provoquer. Il était pour moi uniquement un invité indésirable, voulant me blesser et attirer mon attention sur tout ce que je n’avais pas dans ma vie.

J’étais longtemps persuadée, que le silence œuvrait en tant qu’allié du manque et que par lui d’autant plus de manque s’installerait. Quand j’ai soudain réalisé, qu’il s’agissait exactement du contraire, j’ai pu commencer à l’accueillir les bras grands ouverts.

Le silence est l’allié de la créativité.

Aujourd’hui, j’adore écouter le silence. Surtout dans la nature, il suffit d’un instant afin de nous rendre compte que nous sommes entourés de vie. Le bruissement des feuilles dans le vent, le ruissellement d’un proche cours d’eau, le sautillement d’un écureuil dans le sous-bois, le merveilleux chant des oiseaux, les rayons du soleil qui réchauffent notre visage…

Même lorsqu’il n’y a apparemment rien à entendre, il est possible de prendre conscience d’une certaine vibration. En regardant autour de nous, nous constatons aucune résistance. La paix s’installe et les incessants tourbillons de pensées s’apaisent tout doucement. Nous n’avons plus rien à faire, nous pouvons uniquement être.

Le silence n’est pas l’absence de bruit. Le silence est la source d’un potentiel infini et de possibilités illimitées.

Uniquement dans et par le silence, nous découvrons notre créativité et notre véritable potentiel. Seulement grâce à lui, des idées inspirantes naissent et des rêves cachés et oubliés remontent à la surface.

Je n’ai jamais su comment continuer mon blog, une fois qu’un article était publié. Ne pas savoir quel sujet je voulais traiter par la suite, m’angoissait. L’amour vers l’écriture grandissait de jour en jour mais que ce passerait-il si un véritable blocage apparaissait soudain ?

Mais fort heureusement, de nouvelles idées et thèmes voient le jour. Surtout dans le silence et particulièrement lors de la méditation, je suis beaucoup plus réceptive aux sujets qui me travaillent actuellement.

J’essaie de ne plus prêter autant attention au monde extérieur et d’écouter mon cœur. Lorsque nous diminuons doucement cette charge sensorielle et commençons à devenir un observateur silencieux, nous accordons à notre créativité l’attention qu’elle mérite.

Finalement, la télévision ne tourne plus chez moi et la radio est souvent éteinte. Cette envie de bruits de fond a diminué. Quand je reçois des invités à la maison, j’essaie de leur accorder toute mon attention et de prendre conscience du son de leur voix.

As-tu remarqué ce silence entre deux mots ? As-tu déjà pris conscience de cette petite pause entre deux respirations ? Ou de cette espace dans lequel chaque son naît ?

Il suffit de l’écouter attentivement pour se rendre compte que le silence à tant de choses à nous dire.

Love, Christine

Et si…

Et si, tu te trouvais exactement au bon moment au bon endroit et que la vie était toujours de ton côté.

Et si, tes pensées et tes émotions étaient responsables de la personne que tu es et que toi seul pouvais emprunter le chemin pour vivre la meilleure version de toi-même.

Et si, le hasard n’existait pas et que chaque personne que tu croises sur ta route était là pour t’apprendre quelque chose et te faire grandir.

Et si, ta peur et tes doutes n’étaient pas là pour te paralyser mais pour te persuader d’avoir confiance en la vie et de t’apercevoir que le monde attend impatiemment que tu le découvres.

Et si, les moments dans lesquels rien ne va à l’allure que tu voudrais, étaient là pour t’apprendre la patience et que la précipitation voile uniquement ta vision.

Et si, tu te rendais compte que l’équanimité est ta précieuse alliée et que grâce à elle, tes pensées commencent à s’éclaircir.

Et si, chaque sentiment négatif que tu ressentais te tend un miroir pour te montrer, quel évènement tu n’as pas encore totalement surmonté.

Et si, chaque erreur que tu commets était là pour t’apprendre à te parler plus gentiment et que nos erreurs sont indispensables pour nous faire grandir.

Et si, ce qui te dérange chez toi était exactement ce que les autres aiment tant et qu’ils souhaitaient secrètement que tu te dévoiles un peu plus afin de faire pareil à leur tour.

Et si, ta vie ne t’impliquait pas seulement toi mais que l’essentiel était de partager ton étincelle et de permettre ainsi aux autres de découvrir la leur.

Et si, ton cœur te chuchotait qu’il existe autour de toi tellement de choses à découvrir et que tu comprenais enfin que ton cœur ne ment jamais.

Et si, tu découvrais qu’il n’existe pas l’unique vérité et que tout dépend de l’être qui l’observe, de son passé et de ses croyances.

Et si, tu te rendais compte que ce que tu souhaites tellement obtenir de quelqu’un d’autre est exactement ce que toi tu n’arrives pas à donner.

Et si, tu arrêtais enfin de dissimuler ce que tu as à dire, parce qu’il s’agit exactement ce qu’une personne sur cette terre a besoin d’entendre de ta part.

Et si, tu ne lisais pas ce texte par hasard et que tu te souvenais à l’instant, ce que ton âme sait profondément depuis tellement longtemps.

J’ai écris ces lignes après avoir participé à un séminaire sur la « spiritualité urbaine » en Suisse il y a deux semaines. Et que dire à part que c’était tout simplement merveilleux. Plusieurs speakers ont partagé leurs expériences et leur savoir sur de développement personnel et spirituel. Ces connaissances ont tellement raisonnées en moi et à cet instant, je savais que je me trouvais exactement au bon moment ou bon endroit.

Tu trouveras plus d’infos concernant cet évènement ici >>> Find your Flow 2018

A miracle is a shift in perception from fear to love.

Cette citation du livre de Marianne Williamson „Un cours en miracles” m’a véritablement touchée. C’est finalement le but dans notre vie. La réalité ne changera jamais. La seule chose que nous pouvons changer est notre façon de réagir par rapport à ces évènements. Si nous sommes décidés à laisser entrer l’amour dans chaque situation de la vie, alors un vrai miracle se produit.

Je me demande souvent pourquoi certains évènements se produisent ou pourquoi je rencontre telle ou telle personne sur mon chemin. Quand nous arrêtons de les condamner et que nous admettons que la vie est toujours de notre côté, alors le chaos dans notre cœur et notre tête s’adoucit. Nous nous apercevons qu’il était indispensable de réaliser ce pas afin de gravir un échelon et pouvoir grandir.

Pour moi, il n’a jamais été normal de voyager seule. Mon premier voyage, j’ai seulement osé l’entreprendre cette année. La peur de perdre le contrôle m’a toujours retenu et l’incertitude m’a paralysée. Des pensées comme « Je m’en fou, j’y vais et tout ira bien » ont été ignorées et tout simplement repoussées.

Le problème est, tant que nous n’osons pas entamer ce pas, et souvent nous nous rendons compte seulement après que celui-ci était finalement assez facile, nous ne vivrons jamais ces petits et grands miracles auxquels notre âme aspire tellement.

Que recherche mon âme dans cette situation précise ?

Je me suis donc rendue à ce séminaire dans cette ville inconnue et j’ai fais la connaissance de personnes formidables. Cependant, même ici, les doutes resurgissaient à nouveau : « Et si ce que j’avais à dire n’intéresserait personne ou si je me retrouverais entièrement seule au final ? » Dans ces moments, j’essaie de prendre conscience de cette petite voix qui essaie de me saboter. Même si je ne saurais jamais m’en débarrasser totalement, j’ai pris la décision de ne plus lui laisser les commandes. Je ne la bannis pas mais j’essaie de diminuer un peu le volume. 🙂

Mon cœur sait pertinemment ce qui est bon pour moi et me guide sur mon chemin.

Pendant ce séjour à Bâle, je me suis également souvenue à quel point il était important de dévoiler notre soit disant étrangeté, nos idées les plus folles et nos visions. Evidemment, il y aura toujours des personnes qui ne voudront ou ne pourront pas les entendre. Elles nous feront douter, car elles auront peur de nous perdre ou ne sauront tout simplement pas comment agir autrement. Il est essentiel de les laisser partir et de ne pas vouloir les entrainer vers notre cause à tout prix.

Et soudain, d’autres personnes apparaissent. Des personnes qui t’avouent rechercher exactement la même chose et parcourant le même chemin que toi.

Si tu lis cet article, je sais que tu poursuis également cette voie. Je sais que ce que tu es entrain de lire raisonne en toi, comme cela raisonne en moi quand je lis un certain bouquin ou que j’écoute un discours passionnant.

Il existe au moins une personne sur cette terre, qui doit exactement entendre ce que tu as à dire. Ne réprime pas tes visions. Ecoute à l’intérieur de toi et demande à ton cœur ce qu’il a toujours voulu entreprendre mais qu’on t’a déconseillé. N’écoute pas les « Oui, mais… » et les « Je ne pense pas que cela fonctionnera… ». Ose faire ce pas hors de ta zone de confort et crois-moi, la seule question que tu te poseras à la fin sera : «Pourquoi je n’ai pas commencé plus tôt ? ».

Love, Christine ❤

Comment aider réellement

Nous l’avons tous déjà vécu. Un bon ami ou un membre de la famille se trouve dans une situation précaire et nous sommes persuadés qu’il ne peut évidemment pas en être satisfait. Parfois, la personne concernée sait très bien dans quelle situation délicate elle se trouve. Parfois, nous sommes consternés face à autant de résignation et d’aveuglement.

Je suis devenue une vraie friande d’histoires les derniers mois et j’en profite à nouveau pour en partager une inspirante avec vous. Elle permet de visualiser comment les deux parties peuvent se sentir dans de pareilles situations.

Il était une fois deux moines. Leur amitié avait traversé les décennies et ils avaient entrepris ensemble d’enrichissantes expériences. Après une vie remplie d’actes altruistes, de compassion remarquable et d’amour envers tous ceux qui croisaient leur chemin, il était temps pour eux de quitter leur corps et renaître sous une autre forme.

Le premier moine eut du mal à y croire. En effet, il renaissait en tant que créature divine et vivait dorénavant dans le royaume des cieux. Toutefois, il ne voulait pas profiter seul de cette bénédiction. Il rechercha son ami de longue date plein d’espoir et d’impatience, mais ne le trouva nulle part.

Il conclut que son compagnon devait certainement mener sa nouvelle vie en tant qu’être humain sur terre et commença à parcourir chaque continent, afin de le retrouver. Malheureusement, sans succès, celui-ci resta introuvable. Même ses recherches dans le règne animal furent infructueuses. Il ne voulait pas se déclarer vaincu, tellement les retrouvailles avec son ami lui étaient importantes. Il étendit ses recherches aux royaumes des insectes et animaux fouisseurs, même s’il était quasiment convaincu de ne pas l’y retrouver.

Il n’en crut pas ses yeux, lorsqu’il le retrouva. Sa nouvelle existence se poursuivit en tant que ver de terre et il vivait, son ami en était abasourdi, dans un tas de fumier.

« Mon cher et fidèle ami. Te souviens-tu de moi ? Tu ne vas pas y croire mais je vis dès à présent dans les cieux. Il s’agit de l’endroit le plus merveilleux que l’on puisse imaginer. Suis-moi afin que je puisse te montrer ce paradis. » Il voulait absolument sauver son camarade de sa pitoyable destinée. Mais le ver ne comptait pas du tout quitter son tas de fumier. « Les cieux ? Que veux-tu que j’y fasse ? Ils ont du fumier là-bas? Je me sens merveilleusement bien ici. Pourquoi je devrais partir alors que je suis en sécurité et bien au chaud ici ? Laisse-moi tranquille, je ne viens pas avec ! »

Son ami divin fut persuadé que le ver comprendrait mieux, s’il voyait les cieux de ses propres yeux et commença à creuser plein d’enthousiasme dans le tas de fumier. Quand il réussit enfin à trouver son ami, celui-ci commença à se tortiller dans tous les sens en criant. Il arriva à se libérer et plongea à nouveau dans sa demeure. Il n’était pas question de déposer les armes. La divinité recommença de bon cœur à chercher afin de délivrer son camarade de son destin navrant. Il renouvela ses efforts encore et encore mais à chaque fois le ver de terre réussit à s’échapper et à décamper.

Finalement, après d’innombrables essais, il abandonna son ami à son sort.

Même si nous sommes parfois persuadés de savoir pertinemment de quoi un ami a besoin, nous ne possédons pas la faculté de nous introduire au sein de son esprit ou de son corps. De plus, une aide non demandée et non autorisée entrave généralement la solution. Nous entreprenons notre possible, afin de délivrer de sa misère une personne chère à nos yeux, mais il est primordial de se rendre compte, que parfois il s’agit exactement de l’endroit où cette personne veut se trouver actuellement.

Nous investissons du temps, de l’énergie et de l’argent afin de soutenir cette personne et somme parfois outrés, si celle-ci nous ne témoigne pas la reconnaissance nécessaire suite à notre engouement acharné.

Le problème dans ce genre d’histoire est, que parfois nous n’agissons pas de manière si altruiste qu’il n’y parait. Quand nous voulons absolument aider une personne, qui ne recherche aucune aide, nous partons du principe que nous sommes plus lucides qu’elle. Inconsciemment, nous nous sentons supérieurs et le sentiment d’être indispensable pour quelqu’un provoque une certaine satisfaction en nous. Notre confiance en nous augmente, ce qui peut entraîner une certaine addiction.

Mais la vérité est, que l’amitié véritable et l’amour sincère se traduisent par le fait de laisser une personne vivre ses propres expériences dans chaque situation de la vie. Vraisemblablement, et aussi fou que cela puisse nous paraître, nous devons parfois la laisser se diriger tout droit vers un mur afin de lui permettre après de voler de ses propres ailes.

C’est ce qui représente une aide authentique. Il s’agit de l’unique moyen pour que notre prochain puisse mieux comprendre sa voie, découvrir son potentiel et connaitre son propre chemin.

Je sais à quel point cela peut s’avérer difficile. Il y a déjà eu tellement de situations dans ma vie où j’avais apparemment solution à tout concernant les problèmes de mon entourage.

Par exemple, quand un membre de la famille se trouvait dans une situation financière précaire ou qu’une bonne amie entretenait une relation avec un homme qui ne la traitait pas bien du tout. Parfois, notre interlocuteur est aveugle et ne souffre pas. Alors, je dis tant mieux. Mais si elle ou lui se plaignait sans arrêt, j’étais toujours la première à fournir d’innombrables recommandations. « Je te conseille d’établir un tableau pour tes finances, cela te permettra d’avoir une vue d’ensemble sur tes dépenses. Tu contrôles beaucoup trop, essaie de voir la vie avec plus de légèreté. Il n’est pas bon pour toi, je pense qu’il est grand temps que tu le bannisses définitivement de ta vie. »

Nous n’aidons pas notre prochain, en réalisant ce qu’il pourrait réaliser lui-même.

Finalement, nos actes si altruistes et nos conseils perpétuels provoquent exactement le contraire. Notre interlocuteur ne sait pas ou ne veut pas entendre raison. De plus, ce n’est pas parce quelque chose sera bon pour nous, que ce sera exactement pareil pour une autre personne. Parfois, nous devons tomber de haut afin de nous réveiller et sortir notre somnambulisme.

Quand j’ai commencé à m’intéresser au développement personnel et entre autres à la méditation et au yoga, j’étais souvent tentée de vouloir « convertir » les personnes chères à mes yeux. Je leur racontais que je me sentais merveilleusement bien depuis et combien de légèreté, de force et de confiance je ressentais depuis lors dans ma vie. J’étais persuadée que cela leur ferait autant de bien qu’à moi.

Mais nous devons nous rendre à l’évidence que si notre interlocuteur ne nous demande pas explicitement de l’aide, alors aucun conseil ne pourra jamais l’atteindre.

Il est fondamental de laisser chaque être humain réaliser ses propres expériences, peu importe la douleur qu’il devra parfois traverser. Ces douleurs lui permettront de grandir, de voler de ses propres ailes et de s’établir sur son chemin à parcourir.

Parfois, les personnes s’en rendent compte après quelques semaines ou quelques mois et parfois ils restent dans leur situation toute une vie. Cependant, nous ne pouvons jamais considérer leur combat comme de nôtre et essayer en vain de les libérer. Nous pouvons leur tendre notre main dans un acte de bonté et de bienveillance, mais finalement chaque âme aspire à entamer son chemin toute seule.

Love, Christine ❤

L’histoire du bonheur

Dans un pays lointain, vivait il y a très longtemps une magnifique reine. Elle était à la tête d’un admirable royaume. Son peuple l’aimait et la respectait. Elle possédait tout ce dont elle avait un jour rêvé. Même le soleil était sous son charme et brilla incessamment pour elle. Partout où elle posait son regard, elle se rendait compte de la beauté qui l’entourait et elle savait pertinemment qu’elle était à l’origine de tout cela. Cependant, même si sa vie sembla légère et pleine de joie, elle n’était pas toujours heureuse. Elle remettait toute sa vie en question et fut envahie de doutes quant à son existence et sa raison d’être sur terre.

Elle avait entendu parler d’une femme, qui vivait à l’abri des regards, loin dans la forêt. Elle possédait des pouvoirs magiques, lui avait-on rapporté. Elle prit la décision de solliciter son aide dans sa quête du bonheur éternel.

Elle invita la vieille dame à la cour et fut fortement surprise en la voyant. Elle avait l’air si vieille et tellement fragile. Elle douta fortement, que cette femme pourrait l’aider d’une façon quelconque. Pourtant, lorsque la vieille dame posa ses yeux sur elle, soudain quelque chose d’inexplicable se produisit. Ses yeux brillaient semblables à des étoiles comme par enchantement.

Ses doutes avaient disparu et elle supplia la vieille dame de lui montrer un chemin qui la rendrait éternellement heureuse. Elle observait la reine chaleureusement et lui promit de revenir d’ici quelques jours accompagnée d’un cadeau. La reine était confiante et attendait impatiemment le retour de la vielle dame.

Après quelques jours interminables, la femme refit enfin son apparition. La reine l’observait remplie d’espoir. La vieille dame transportait un petit paquet dans ses mains et le tendit généreusement à la reine. Cette dernière le déballa impatiente mais fut arrêtée dans son élan quand elle aperçut son contenu. Elle posait ses yeux sur une magnifique bague en or.

« Ma chère, je détiens une quantité innombrable de bagues et croyez-moi, aucunes d’entre elles n’a jamais réussi à me rendre éternellement heureuse. » Elle voulait s’enfouir dans sa chambre, car la tristesse et le désespoir s’emparèrent d’elle. La vielle dame l’arrêta et lui conseilla : « Ma fidèle reine, observez l’inscription de la bague. La reine baissa les yeux, tourna la bague et lut : « Cela aussi passera ».

Quand j’ai commencé à m’intéresser de manière intensive au développement personnel, j’ai cru et espéré en vain au début, que j’avais enfin trouvé la recette ultime pour être éternellement heureuse. Plus rien ne pourrait m’affecter, je percevrais mon futur de façon sereine et j’instaurerais une si grande confiance en moi que plus aucun doute n’aurait de place dans ma vie.

J’ai dû me rendre à l’évidence rapidement qu’il s’agissait d’une idée de la vie utopique et irréalisable.

Beaucoup de doutes me hantent régulièrement. Dans certaines phases, ma vie entière est parsemée de doutes. « Est-ce que j’aurais mieux fait de me taire ? Que ce serait-il passé si j’avais agis différemment dans cette situation ? Pourquoi je me sens soudainement si mal alors que je me sentais parfaitement bien hier ? Est-ce que j’ai réellement fais mon deuil concernant cette rupture? Serais-je heureuse un jour ? Pourquoi le sentiment de vide s’installe à nouveau malgré mes efforts? » Même concernant mon blog, j’avais et j’ai toujours de temps en temps des doutes. « Est-ce que je suis assez douée pour l’écriture ? Est-ce que cela ne va pas paraître bizarre ? Ferais-je mieux de garder tout cela pour moi ? Est-ce qu’il s’agit réellement de ma voie ? »

Toutes ces interrogations et d’autres innombrables traversent fréquemment mon esprit. Certains jours, j’apprivoise ces questions de façon tout à fait sereine. Je parviens à conclure de manière très logique que j’ai pertinemment pris la bonne décision et que tout se passe exactement comme il le faut. Il est alors simple pour moi de diriger mon focus vers la direction que je souhaite poursuivre et de ne pas m’identifier avec mes pensées et mes émotions.

Mais après ces périodes fortes et dynamiques, je me retrouve régulièrement au creux de la vague. De vielles peurs resurgissent, ma confiance diminue, je me sens seule et perdue. Dans ces moments, je voudrais tout balancer, me cacher quelque part et attendre que cette tempête d’émotions négatives passe. Je me retrouve dans une véritable crise d’identité.

Quand nous arrêtons de nous battre, la paix s’installe.

La vérité est que nous devons enfin nous défaire de l’idée que notre vie se poursuivra de manière linéaire. Nous devons enfin arrêter de nous battre pour un bonheur éternel. Nous devons renoncer, abandonner et nous rendre compte, qu’il y aura des jours où la frontière entre notre conscient et notre subconscient sera si perméable que d’anciennes croyances négatives, des peurs refoulées, des espoirs et souvenirs douloureux devront et referont surface.

La vie est un cycle perpétuel, depuis la naissance et de la mort vers la renaissance. Que ce soit la nature avec ses magnifiques saisons, notre corps, notre créativité, notre énergie si précieuse ou nos pensées.

J’ai commencé à m’intéresser de plus près au cycle féminin et j’ai pu constater quelle importante influence celui-ci a réellement sur moi. J’ai débuté par la prise de notes afin de me rendre compte de mes différentes formes journalières. Dans un seul mois, j’ai traversé des périodes de peurs et de doutes, d’organisation précise et de planification, de créativité et d’enthousiasme. J’ai ressenti une envie d’entreprendre et une immense joie. Et puis vint le besoin de retraite, les sentiments de solitude et de tristesse.

La vie te donnera la même tâche jusqu’à ce que tu décides d’y faire face.

J’essaie maintenant d’accepter le moment présent comme il est, de ne pas souhaiter sa disparition et de ne pas vouloir m’enfouir face à lui. Cela est souvent difficile pour moi et je dois avouer que je suis une experte quand il s’agit de ne surtout pas vouloir ressentir. Je veux m’enfouir et me changer les idées d’une manière ou d’une autre.

Mais, nous devons nous rendre à l’évidence, cela ne fonctionne pas de cette façon. Il nous est possible d’enfouir nos sentiments ou de les effacer temporairement par une activité quelconque. Cependant, si nous refusons d’ouvrir les yeux de façon déterminée, ils referont surface d’ici quelques jours, d’ici quelques semaines, voire quelques mois ou même après des années. Ils frapperont à notre porte et nous demanderont de faire face.

Aussi, une situation insupportable et qui semble insurmontable finira toujours par passer. Il est essentiel de voir la vérité comme elle l’est et non comme nous voudrions qu’elle soit.

Si tu traverses une période dans ta vie, où tu te sens déprimé et que ton énergie diminue, alors arrêtes de faire semblant que tout va bien. Si tu as envie de pleurer, alors pleure. Si une colère inexplicable s’empare de toi, alors permet à cette énergie de traverser ton corps. Si tu te sens seul et que tu ressens le besoin de chaleur humaine, alors partage cela avec des personnes chères à tes yeux. Ne te cache pas et tu te rendras compte combien d’autres personnes se trouvent parfois dans la même situation que toi.

Et finalement, souviens toi toujours que rien n’est éternel et prend connaissance que : Cela aussi passera.

Love, Christine ❤

Focus : mode on !

Il était une fois un jeune moine dans un monastère lointain. Ce dernier fut depuis longtemps dans un état déplorable et dut être rénové. Un jour, le moine fut réquisitionné pour donner un coup de main et entreprit la construction d’un mur. Il rassembla le matériel nécessaire et commença plein d’enthousiasme. Pourtant, il n’imagina pas que cette tâche alla être si laborieuse. Il fit son possible afin d’aligner les briques de façon égale mais à chaque fois l’une d’entre elles glissa et le ciment sortit par tous les côtés. Il eut besoin de beaucoup de patience et après plusieurs jours de dur labeur, le mur fut enfin terminé.

Il recula de quelques pas afin d’admirer son œuvre. Mais soudain, son souffle fut coupé et il n’en crut pas ses yeux. Au plein milieu de son mur, il vit deux briques beaucoup plus petites que les autres et complètement de travers. Il les remarqua immédiatement et fut prêt à arracher le mur qui eut séché entretemps.

Cependant, l’abbé ne le laissa pas faire. Le mur dut rester exactement ainsi. Le moine sentit le désespoir monté en lui et eut honte de sa gaucherie. A chaque fois qu’il passa devant le mur, son inconfort fut réveillé à nouveau.

Plusieurs semaines passèrent et soudain un groupe de visiteurs firent une visite du monastère. Le moine fut réquisitionné en tant que guide et voulut éviter le mur à tout prix. Il ressentit toujours beaucoup de honte. Mais ce fut trop tard, un des visiteurs remarqua le fameux mur. Il voulut savoir qui fut à l’origine de cette magnifique réalisation. « Magnifique », s’exclama le moine indigné. « Vous êtes aveugle ou quoi ? Ne voyez-vous donc pas ces deux briques complètement de traviole ? Vous vous fichez de moi c’est sûr ! » « Je vous assure que je vois très bien ces deux briques de travers. Mais je vois aussi les 998 belles briques merveilleusement bien alignées. »

Après avoir lu cette petite histoire, j’étais immédiatement touchée par toute la vérité qui s’y trouve. En effet, nous nous focalisons tellement souvent sur les fautes dans la vie, que ce soit les nôtres ou celles de notre entourage. Rares sont les moments où nous nous complimentons, car qui se loue s’emboue, m’a-t-on dit un jour. Nous sommes rarement reconnaissants pour ce qui se passe admirablement bien dans notre vie et oublions quel chemin nous avons déjà parcouru.

La plupart d’entre nous se condamnent lorsque nous ne sommes pas de bonne humeur, quand nous sommes déprimés ou n’avons plus envie de faire quoi que ce soit. Nous commettons des erreurs et notre énergie diminue. Lorsque nous nous observons dans le miroir, même notre reflet se moque de nous et nous fait remarquer nos soit disant défauts. Soudain, plus rien ne nous plait dans notre apparence. Notre entourage peut essayer de nous convaincre du contraire, mais dans ces moments, nous optons pour la politique de l’autruche.

Le jour où nous cessons de voir uniquement les deux briques défaillantes, quelque chose de magique se produit.

Quand nous reconnaissons ce qui se trouve déjà de formidable dans notre vie, nous traversons ce brouillard qui terni notre vue et qui nous empêche de voir le chemin déjà parcouru.

Ce ne sont pas les heureux qui sont reconnaissants. Ce sont les reconnaissants qui sont heureux.

Est-ce que tu t’es déjà posé la question ce qui se passe bien dans ta vie actuellement? Ou ce qui se déroulait bien dans le passé et tous les évènements merveilleux qui t’attendent encore ?

Quand j’ai commencé à être reconnaissante pour ces 998 belles briques, ma vie fut bouleversée du tout au tout. Tous les matins, je prends 2 minutes afin d’exprimer ma gratitude. Une des personnes envers lesquelles j’exprime ma sincère gratitude est Laura Malina Seiler qui m’a touchée au plus profond de moi et qui a définitivement contribué au début de mon voyage spirituel.

Pour cela, tu peux t’assoir confortablement et enclencher ton minuteur sur 2 minutes. Ferme les yeux, inspire et expire profondément. Dirige ton attention vers l’intérieur et demande-toi pour quoi tu éprouves de la gratitude pour l’instant. Passe en revue tous les évènements que tu as déjà pu vivre, quelles merveilleuses personnes ont croisées ton chemin et ce qui se déroule remarquablement bien dans ta vie actuellement. Exprime aussi ta gratitude envers tout ce qui t’attend encore, les projets qui souhaitent que tu les entreprennes, les évènements futurs qui font chanter ton cœur déjà maintenant. Inspire et expire profondément et ouvre les yeux. Comment te sens-tu ?

Quand nous commençons à nous rendre compte des petits et grands miracles qui enrichissent notre vie, la liste ne cesse de s’agrandir. Que ce soit notre corps qui fonctionne jour après jour pour nous, notre respiration qui marche sans cesse, notre cœur qui bat sans aucun effort. Nous représentons la vie et un vrai miracle de la nature.

Que ce soit un toit au-dessus de la tête, un métier que nous avons la chance de poursuivre, toutes les expériences que nous sommes amenés à vivre. Nos amis et notre famille qui nous soutiennent depuis si longtemps. Les choses du quotidien comme par exemple un repas préparé avec amour, la chaleur agréable du soleil sur notre peau un matin d’été, notre musique préférée à la radio, le sourire d’un inconnu.

J’essaie consciemment de ne plus prêter attention à ces deux briques et de ne plus me laisser tirer vers le bas par elles. Ma voix intérieure me rappelle de lever mon regard et de reconnaître, tout ce que j’ai déjà accompli dans ma vie et où je me trouve à l’heure actuelle.

Cette vision, j’essaie également de la maintenir envers les personnes que je côtoie. On connait tous cette situation où un ou une ami(e) proche dit une telle chose ou en fait une autre et tout d’un coup nous nous focalisons uniquement sur la faute qui a été commise. Stop ! Prends du recul un instant. Qu’en est-il des autres jours de l’année ou cet(te) ami(e) nous soutient corps et âme ? Qu’en est-il du collègue qui nous énerve terriblement aujourd’hui mais qui nous fait pleurer de rire les autres jours ? Qu’en est-il de nos parents, qui semblent parfois venir d’une autre planète, mais qui nous témoignent leur amour en nous prenant chaleureusement dans les bras, quand nous sommes complètement à bout ?

En étant moins critique avec nous-même, nous permettons également aux personnes de notre entourage à être elles-mêmes et de s’affirmer avec leurs bons et « mauvais » côtés. Car sincèrement, qui voudrait d’un mur de briques parfaitement et ennuyeusement bien alignées quand la vie nous offre des pierres resplendissantes de toutes les formes, de toutes les tailles et de toutes les couleurs ?

Love, Christine

Je choisis la paix

Imagines que tu te réveilles le matin et tu as merveilleusement bien dormi. Tu te sens reposé, tu es plein d’énergie positive et rempli de motivation, prêt à commencer ta journée. Tu regardes par la fenêtre, le ciel est bleu et le soleil brille. Tu es persuadé que tu passeras une merveilleuse journée. Tu saute hors de ton lit, tu t’étires langoureusement avant de te diriger vers la cuisine.

Avant d’y arriver, tu remarques une odeur très désagréable. Ton estomac se retourne presque. L’odeur devient de plus en plus infecte et tu te diriges vers ta porte d’entrée. Tu ouvres la porte et tu n’en crois pas tes yeux. Tu clignes des yeux et tu te bouches le nez. Devant toi, s’étend un énorme tas de fumier. Instinctivement, tu scrutes les environs, prêt à bondir sur le coupable. Mais la rue est déserte, personne n’est dans les environs. Il y a que toi et le tas de fumier.

Tu ne peux tout simplement pas y croire. Ta voix intérieure est en rage : « Quel connard a eu cette idée débile ?! Qui a fait ça et pourquoi ?! Je n’ai vraiment pas mérité ça !! Quelqu’un veut m’anéantir. Ma journée est fichue! »

Tu es très en colère que tu commences à pleurer. Tu trouves cela tellement injuste, tu ne comprends pas comment quelqu’un peut être si méchant et irrespectueux. Enfin, c’est comment moi j’aurais réagi en tout cas…

La réaction habituelle serait de t’indigner contrer la situation. Tu es fâché pendant plusieurs jours ou semaines (parfois même pendant plusieurs mois ou années). Tu essayes de déterminer le coupable par tous les moyens possibles. Tu veux te venger. Tu te casses incessamment la tête qui pourrait être à l’origine de tout ça. Tu parcoures mentalement avec qui tu étais en conflit les derniers temps et qui voudrait te jouer un mauvais tour. Tu investis toute ton énergie dans le problème et te focalises dessus. Ton corps réagi également. Tu souffres de maux de tête, ton cœur s’emballe et ton estomac est noué.

Entretemps, le tas de fumier est toujours devant ta porte d’entrée. Il est hors de question que tu entreprennes les démarches pour t’en débarrasser. « Ce n’est surement pas à moi de faire quoi que ce soit, que le coupable s’en occupe et se salisse les mains ! Depuis quand je devrais m’occuper de virer la merde de quelqu’un d’autre ! »

Tu en parles à autant de personnes que possible afin de partager ta misère. Vu que tu ne parviens pas à identifier le coupable, tu pars du principe que ton entourage doit au moins te plaindre et s’énerver avec toi. Peine partagée diminue de moitié, n’est-ce pas ?

L’autre possibilité serait, tu retrousses tes manches, tu attrapes une fourche et une brouette. Tu te débarrasses du fumier, step by step. Au début, tu as des hauts le cœur et tu as envie de vomir. Tu veux t’enfouir et tout laisser là.

Mais intérieurement, tu sais qu’il s’agit de la seule solution. Tu peux demander de l’aide à ton entourage, mais à la fin c’est toi qui dois prendre la décision et de sortir du mode « drame ». Tu es le seul/la seule qui peut se débarrasser du problème et nettoyer ton entrée. Personne d’autre ne peut le faire à ta place.

La vie nous semble parfois tellement injuste. Tout fonctionne merveilleusement bien, nous sommes heureux et satisfaits et tout d’un coup un seul évènement vient complètement nous chambouler. Nous en voulons à la vie et nous nous demandons désespérément ce que nous avons fait pour mériter cela. Nous déprimons, tombons parfois même en dépression. Notre esprit et notre corps deviennent malade.

Je me sens régulièrement traitée de façon injuste. Des petits et gros tas de fumiers sont déposés devant ma porte sans même demander mon approbation.

Je prévois par exemple une excursion avec une amie, je me réjouis depuis des semaines et elle annule au dernier moment. Au travail, je réponds chaleureusement au téléphone et je me fais égueuler parce que le délai d’un chantier n’a pas été respecté. J’écris à une personne chère à mes yeux, l’amour que j’ai pour elle et que je suis heureuse de l’avoir dans ma vie et elle ne me répond pas. Je me gare deux minutes devant la poste afin d’enlever un recommandé et me retrouve avec un P.V. sur mon pare-brise.

Plus dramatique, notre conjoint / conjointe nous quitte pour une autre personne ou après de longues années de loyaux services, nous sommes licencié à notre boulot. Notre vie bascule.

Nous sommes furieux, ressentons de la colère, nous sommes désespérés et éprouvons beaucoup de peine ou de peur. Nous nous sentons impuissants face à autant d’injustice. Nous ne comprenons pas comment la vie peut être tellement contre nous.

Dans de telles situations, quand je ne sais pas comment continuer, j’essaie de me souvenir à quel point mon énergie est précieuse. Je suis responsable vers où je dirige mon focus. A vrai dire, ce qui s’est produit ne peut plus être changé. Cela fait partie du passé. A quoi ça sert alors de nous accrocher plus longtemps que nécessaire à cette énergie négative et de vouloir la prolonger assidument ?

C’est sur, la situation est plus que désagréable. Mais la vérité est que la vie nous a offert un cadeau formidable sur notre chemin. Le cadeau de pouvoir choisir qui nous voulons être dans notre vie et comment nous voulons réagir, quand un tas de fumier est déposé devant notre porte d’entrée, c’est-à-dire quand quelque chose d’imprévu se produit et que nous ressentons une certaine forme d’injustice.

Personne ne veut être privé de sa paix intérieure à chaque fois que quelque chose d’injuste se produit et entrainer notre entourage dans cette misère par la même occasion.

Il est totalement normal en colère de temps en temps face à une situation, d’être déprimé ou triste, de ne plus ressentir d’envie pour rien. Il est important de laisser ces sentiments exister au sein de nous et de ne pas les condamner.

Dès que nous prenons conscience de ces sentiments et que nous permettons à cette énergie de circuler librement dans notre corps, celle-ci va commencer à s’évaporer pour finalement disparaître. Cela ne sert absolument à rien de poursuivre le drame et de rendre le problème plus important que la solution.

Il est tellement rassurant de savoir que tout ce pouvoir et tout ce potentiel se trouve à l’intérieur de nous. Nous sommes à l’origine du déroulement de notre vie, de nos réactions et de nos actions.

En refusant que le tas de fumier nous tire vers le bas plus longtemps que nécessaire, nous permettons aussi à notre entourage de s’orienter vers une solution au lieu de se focaliser sur le problème.

Au bout de ce voyage se trouve la paix intérieure, dès que nous essayons de réagir de manière équanime face aux situations indésirables dans notre vie.

Malheureusement, cela ne fonctionnera pas immédiatement et je sais à quel point c’est frustrant. Notre égo se rebelle et ne veux pas se déclarer vaincu. Mais si nous essayons de conditionner notre mental à ne plus réagir d’uniquement observer de façon équanime, alors même notre corps va commencer à se calmer. Nous devenons plus confiants et savons dès à présent, que ce qui se passe à l’extérieur ne peut plus nous atteindre. Nous abordons notre futur de façon sereine. Nous sommes envahis par un sentiment de paix et de confiance. Selon moi cela vaut bien toutes des brouettes de fumier du monde. 🙂

Love, Christine

Il était une fois

Est-ce que vous vous êtes déjà posé la question : « C’est vraiment ça la vie ? »

En 2009, je terminais mon BAC en tant qu’assistante de direction et intégra immédiatement le monde du travail à l’âge de 21 ans. C’est ce que ma famille et la société attendaient de moi. C’était en tout cas mon intime conviction. En tant que maniaque du contrôle et fanatique de sécurité, je n’émettais pas d’objection.

La plupart de mes amis continuaient les études, suivaient des programmes d’échange à l’étranger, commençaient divers nouveaux projets. D’autres se lançaient dans la planification d’une famille, se marieraient, déménageaient, construisaient une maison,…

A l’époque, la nuit tombée, je constatais surprise de quelle manière identique la journée s’était encore déroulée. La patience n’ayant jamais été mon point fort, je parlais avec mon patron de mes tâches et comment je pouvais les élargir et approfondir. Il a toujours été très concilient et m’a continuellement soutenu dans mes idées. Je souhaitais suivre des formations afin de découvrir de nouvelles thématiques et être au courant des dernières nouveautés.

En ce qui concernait mon temps libre, je prévoyais toujours tout longtemps à l’avance. J’organisais des évènements de gauche à droite. Je ne voulais surtout pas rester seule chez moi, livrée à moi-même. Quelle drôle d’idée, les gens qui appréciaient la solitude…

Je cherchais tellement souvent quelque chose à l’extérieur qui pourrait me faire évoluer et grandir. En somme, j’avais une belle vie, une famille et des amis formidables, un chouette travail, je vivais dans un bel appartement, j’étais jeune et en bonne santé. Toute ma vie attendait que j’en devienne l’actrice principale. Mais quand je me retrouvais seule chez moi et écoutais au plus profond de moi-même, je ressentais souvent ce vide en moi, un vide qui me paralysait littéralement. Mon âme me suppliait d’enfin vivre autrement. Mais à l’âge de 21 ans (et des années au-delà), je n’avais aucun accès à ce qui me manquait réellement et ne savais pas comment guérir cette plaie béante.

Quand l’élève est prêt, le maître apparaît.

Après une séparation douloureuse fin 2017, j’ai commencé à m’intéresser intensément au développement personnel et spirituel. Je savais que quelque chose devait changer dans ma vie. Un changement qui devait aller au-delà du monde qui m’entoure. Je ne voulais plus jamais ressentir une si grande souffrance. Je ressentais intérieurement, que j’étais sur le bon chemin et que le moment propice était arrivé.

Sincèrement, à l’époque si quelqu’un m’avait conseillé des livres expliquant comment notre égo essaie de nous manipuler, de quelle manière nous influençons notre vie par nos pensées et créons toujours la même réalité, de quelle façon le moment présent, la méditation et notre conscience peuvent changer notre vie du tout au tout, et ben je les aurais mis de côté vite fait. Le changement impliquait toujours le dépassement de notre zone de confort, et franchement c’est tellement fatiguant et éprouvant, n’est-ce pas ?

J’ai commencé à écouter des podcasts et à lire des bouquins, entre autre d’Eckhart Tolle, de Neale Donald Walsch et de Laura Malina Seiler. Je me reconnaissais tellement dans tous ces textes et paroles et je savais au plus profond de moi-même que j’avais enfin emprunté la bonne route. Toutes ces nouvelles connaissances résonnaient en moi et me faisaient ressentir un intense sentiment libérateur. C’était exactement cela que mon âme recherchait depuis si longtemps.

I am still learning.

Je savais maintenant que je ne devais plus suivre de formation ou d’école pour évoluer dans ma vie. Je reconnaissais que tout le potentiel était déjà caché en moi prêt à être dévoilé. Je devais seulement m’en souvenir. Je fréquentais l’école de la vie et celle-ci ne prenait jamais fin. Encore à l’heure actuelle, ce savoir provoque en moi une sensation si particulière. Je n’aurais jamais terminé mon apprentissage.

Maintenant, quand je me retrouve le soir dans mon lit, je ne pense plus à une vie monotone et morose. Je sais que je suis à l’origine de tout ce qui se passe dans ma vie et que les possibilités sont infinies. J’adore prendre du temps pour moi, lire des bouquins passionnants et si inspirants, écouter des podcasts, entreprendre de nouvelles expériences ou échanger avec des personnes qui sont à la même recherche que moi. J’absorbe toute ces nouvelles connaissances et éprouve tellement de moments de gratitude. J’apprends à mieux mon corps, mon âme et mon esprit.

Sincèrement, il n’y a rien de plus passionnant que d’entreprendre un voyage vers ce qui est enfoui au plus profond de nous et qui n’attend que d’être dévoilé.

Love, Christine